Article initialement publié sur LinkedIn par Frédéric Lemonnier. Le texte ci-dessous est repris sans réécriture.
Croissance du chiffre d’affaires, croissance du nombre d’employés...
Pour beaucoup de dirigeants d’entreprise, la stratégie de CROISSANCE rime avec SUCCES.
Du point de vue de l’évaluation d’entreprise, cette relation CROISSANCE – SUCCES n’est pas systématique.
Combien de fois avons-nous lu des publications, vu des présentations d’entreprises se réjouissant de leur croissance ?
Dans une optique long terme de conservation des titres de votre société, la recherche de la croissance se pose généralement sans restriction.
Cependant, à l’approche d’une cession ou d’un rapprochement, la « course en avant » n’est généralement pas la meilleure option.
En effet, la recherche de la croissance peut se traduire, à court terme, par des effets négatifs sur la valeur :
- Une dette financière nette en hausse :
o La dette financière impacte directement la valeur de la société à la baisse.
o La dette financière devra être honorée par l’acquéreur sur un investissement qu’il n’aura pas choisi. Cette dette d’investissement s’ajoutera à sa dette d’acquisition, obérant sa capacité de remboursement.
o De surcroit, difficile de faire valoriser par l’acquéreur les produits futurs escompter, fruits des investissements ;
- Une détérioration de la rentabilité économique :
o L’ajout des lignes de produits / de services moins rentables que les lignes de produits et de services historiques, sur lesquelles l’entreprise a fondé sa légitimité, peut avoir pour conséquence d’augmenter le niveau de risque de la société.
A l’approche d’une cession, il est souvent préférable de modifier son mode de pensée en basculant d’une approche Croissance à une approche Valeur, en rationalisant l’existant et en limitant les risques.
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