Article initialement publié sur LinkedIn par Frédéric Lemonnier. Le texte ci-dessous est repris sans réécriture.


« LA REPRISE A ÉCHOUÉ À CAUSE DE L'HUMAIN »

Que se cache-t-il derrière ce constat, finalement assez fréquent ?


Préparation côté cédant, avant la cession

Une entreprise est un « organisme vivant », qui tourne autour d’une pièce maitresse, le dirigeant.

Ce dirigeant, souvent charismatique, à l’origine de l’aventure, décide, tranche et donne l’impulsion. C’est le cœur du dispositif.

Pour faciliter la transmission, le dirigeant doit anticiper son retrait progressif et permettre à l’organisation de fonctionner sans lui.

L’entreprise doit pouvoir lui survivre, portée par un projet collectif structuré et partagé.

Pour transmettre facilement, le Dirigeant doit :

  • S’effacer progressivement en déléguant au maximum les fonctions opérationnelles (Production – Commercial - Gestion - RH – Qualité – R&D) en ne conservant la main que sur, celle essentielle, de la stratégie.

  • La stratégie de l’entreprise doit être connue, partagée et adoptée par tous. C’est elle qui garantira la continuité après le départ du Dirigeant,

  • Faire comprendre aux équipes en place que la force du Projet repose entre leurs mains et non entre celles du Cédant.

Le dirigeant a le devoir de préparer au mieux cette transmission.

Tout dirigeant hyper présent, sur-investi et indispensable au fonctionnement de l’entreprise s’expose à une décote « Homme Clé » lors de la valorisation, voire à un échec de la reprise.

Nous préconisons au dirigeant de travailler à son effacement plusieurs mois ou années avant son départ.

Préparation côté repreneur, pendant la phase d’acquisition

Les audits comptables, fiscales, sociales, juridiques et réglementaires sont systématiquement réalisés dans le secret des salariés.

Dans les audits RH, les contrôles sur la personnalité des hommes clés, leurs compétences, leurs responsabilités et leurs capacités à déléguer sont souvent mis de côté, puisque difficiles à réaliser sans accès au Management.

Or, la greffe de l’acquisition ne pourra « prendre » que sur la base des Hommes clés en place, et sur la base de la stratégie d’entreprise décrite plus haut.

Les négliger revient à réaliser l’acquisition sur des éléments uniquement chiffrés et techniques (comptables-financiers-juridiques) sans prendre en compte l’ADN de l’entreprise, son capital humain et la culture d'entreprise.

La réussite de la reprise devient ainsi hautement aléatoire.

Autre élément d’échec, l’absence de préparation du Cédant sur sa vie d’après

Une cession réussie implique une bonne préparation en amont, un audit de qualité pour apprécier les éléments incorporels acquis, mais également une bonne préparation de l’après pour le Cédant. Cette phase est, elle aussi, généralement laissée de côté. Et pourtant, la satisfaction financière n’est pas l’unique source de réussite. Retrouver une motivation, une identité, une utilité, et un planning occupé, ne s’improvise pas.

Chez NCF, nous accompagnons les Cédants, à travers nos mandats, via du coaching et des bilans de compétences, au début du mandant, puis tous les 6 mois, pour s’assurer de la construction du Projet « d’après » et de sa cohérence.

Si l’après n’est pas solide, la cession ne se fera jamais.

Conclusion

La réussite d’un Projet de cession repose sur un process de transformation de l’organisation et du Dirigeant relativement long. La méconnaissance de ce process peut entraîner de fortes difficultés lors de la cession.

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